Étude menée sur les 652 chapitres de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé

Les paraboles des Évangiles sont-elles toutes chez Maria Valtorta ?

Les soixante paraboles et similitudes des quatre Évangiles, cherchées une à une dans l'Œuvre. Trois ne sont pas racontées, une quatrième est réduite — et chacune manque pour une raison que le texte donne lui-même.

Le semeur jette le grain le long du chemin, où les oiseaux l'attendent
Le semeur, dont la parabole ouvre chez Matthieu la longue série du Royaume. Dans l'Œuvre, elle est prêchée quelques heures après que Pierre s'est plaint de ne rien retenir des enseignements.Illustration originale de ce site, série des paraboles.

La question se pose naturellement à qui lit Maria Valtorta après les Évangiles : retrouve-t-on tout ? Le semeur, l'ivraie, le fils prodigue, le bon Samaritain, les dix vierges — sont-ils bien là, et sous quelle forme ? Pour répondre autrement que par impression, il fallait renverser la méthode : partir non pas de l'Œuvre en se demandant « y a-t-il ici une parabole ? », mais de la liste close des paraboles évangéliques en se demandant, pour chacune, « où est-elle ? ». Soixante entrées — les paraboles proprement dites, les similitudes brèves comme le sel ou la lampe, et les six allégories de saint Jean — passées au crible des six cent cinquante-deux chapitres de l'Œuvre.

Le résultat tient en une phrase : presque toutes y sont. Cinquante-six sur soixante, pleinement développées. Trois ne sont pas racontées — le texte les suppose connues et passe à leur conclusion — et une quatrième est réduite à sa dernière ligne. Aucun de ces quatre cas n'est un oubli neutre : chacun s'explique par une décision qui se lit dans le texte.

I. Le déséquilibre est dans l'autre sens

Avant d'examiner les manques, il faut prendre la mesure du rapport inverse, qui est autrement plus frappant. L'Œuvre porte cent quinze paraboles, et une cinquantaine seulement ont un parallèle dans les quatre Évangiles. Autrement dit, plus de la moitié des paraboles que Jésus raconte dans l'Œuvre n'existent nulle part ailleurs — et il faudrait y ajouter la vingtaine que portent les Cahiers, les Carnets et les Leçons aux Romains.

Deux hommes devant trois champs inégalement travaillés
La parabole des champs différemment cultivés, au chapitre 111 : l'une des soixante-cinq que les Évangiles ne connaissent pas.Illustration originale de ce site, série des paraboles.

Le cheval préféré du roi, les fourmis, le pissenlit, la boue qui devient flamme, la goutte d'eau sur la pierre dure, les quatre fleuves du paradis : la matière propre à l'Œuvre est considérable, et c'est elle, bien plus que les reprises, qui en fait la physionomie. La question « manque-t-il quelque chose ? » a donc, dès le départ, une réponse déséquilibrée — il manque très peu, et il s'ajoute énormément.

II. Les quatre manques, et ce qu'ils disent

Les deux débiteurs : une ellipse revendiquée

C'est le manque le plus net, et le plus intéressant, parce qu'il est assumé à voix haute. La scène de Luc est bien là : le repas chez Simon le pharisien, la pécheresse qui pleure aux pieds de Jésus, et jusqu'à la conclusion lucanienne — « Il est beaucoup, beaucoup, beaucoup pardonné à ceux qui aiment beaucoup ». Mais la petite parabole des deux débiteurs, que Luc place entre les deux, n'est pas transcrite. Maria Valtorta écrit :

J'entends ici les paroles bien connues de l'Évangile et je les entends dites sur un ton et accompagnées d'un regard qui font baisser la tête au vieillard haineux.

L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, chapitre 236

Et Jésus enchaîne aussitôt : ce qui a fait baisser la tête au pharisien, dit-il, et « ce que l'Évangile ne rapporte pas », ce sont les paroles que son regard a enfoncées dans cette âme sèche. Suit un long réquisitoire muet, absent de Luc. On tient là le principe de composition de l'Œuvre à l'état pur : là où l'Évangile suffit, il n'est pas redit ; le texte se déploie dans ses blancs. Le manque n'est pas une lacune, c'est un choix.

À noter au passage, car le détail est beau : la parabole que Jésus adresse effectivement à Marie-Madeleine pour obtenir sa conversion n'est pas celle des deux débiteurs, mais celle de la brebis perdue, trois chapitres plus tôt.

Les mines : absentes du récit, reprises ailleurs

La parabole des mines (Luc 19) ne figure pas dans le récit évangélique de l'Œuvre — et l'absence est d'autant plus visible que son cadre lucanien, lui, y est en entier : Zachée, le sycomore, la maison de Jéricho occupent trois chapitres, et l'on y voit même Zachée rendre compte de l'emploi qu'il a fait de son argent. Mais Jésus ne raconte pas la parabole. L'Œuvre ne retient que la version matthéenne des talents, et la place ailleurs : sous le portique du Temple, deux ans plus tôt. Disparaissent avec la version de Luc ses éléments propres — l'homme de haute naissance parti chercher la royauté, les citoyens qui refusent son règne, le massacre final des opposants.

Elle n'a pourtant pas disparu du corpus valtortien. Jésus la reprend et l'applique dans les Cahiers de 1944, en la nommant lui-même : « N'as-tu jamais considéré que l'on pourrait appliquer cette raison à la parabole des mines dont parle Luc ? » Le commentaire y déplace trois choses. La mine devient le temps de vivre — « il vous est donné une heure d'éternité, un moment d'éternité pour conquérir l'Éternité ». Les trois serviteurs deviennent quatre, avec un état intermédiaire, le purgatoire, qu'aucune parabole évangélique ne connaît. Et les citoyens que Luc fait égorger s'effacent au profit de ce quatrième serviteur, qui n'a pas cru au Royaume. Jésus explique même pourquoi il choisit Luc contre Matthieu : la mine est la même pour tous, ce qu'il faut pour figurer une vie ; les talents, eux, sont distribués « à chacun selon ses capacités ».

Le grand festin : tout est là, sauf le récit

Le cas est jumeau du précédent, et il est plus troublant encore, parce que rien ne manque autour. Le chapitre 335 rapporte le repas chez le pharisien Ismaël Ben Fabi, l'hydropique guéri un jour de sabbat, la leçon sur les dernières places, le conseil d'inviter ceux qui ne peuvent rien rendre — toute la séquence de Luc 14, dans l'ordre. Et jusqu'à l'exclamation d'un convive qui, chez Luc, déclenche la parabole. Mais la parabole elle-même n'est pas racontée. Le texte porte une simple indication de régie :

Alors Jésus dit la parabole du banquet et achève : « Les charges… les occupations, as-tu dit. C'est vrai. »

L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, chapitre 335

Vérification faite sur le chapitre entier : ni les invités, ni les bœufs qu'on va essayer, ni le champ acheté, ni aucune des trois excuses. On a le cadre et la conclusion, et rien entre les deux. La différence avec les deux débiteurs est que l'ellipse ne s'explique pas ici : aucun commentaire ne la justifie. Ce qui suit, en revanche, est entièrement propre à l'Œuvre — Jésus reprend l'excuse de son interlocuteur, « les charges, les occupations », la reconnaît exacte, puis la retourne : ce sont elles qui font manquer le Royaume.

Le portier vigilant : réduit à l'exhortation

Le discours eschatologique du mercredi saint est rapporté intégralement : le voleur qui vient dans la nuit, le serviteur fidèle et le mauvais serviteur, les brebis et les boucs, le figuier qui bourgeonne, et le rappel exprès des dix vierges et des talents. Mais la petite parabole propre à Marc — l'homme qui part en voyage, donne autorité à ses serviteurs et commande au portier de veiller — n'y est pas. Il ne reste que l'exhortation nue : « Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure viendra votre Seigneur. »

III. Ce que l'Œuvre ajoute aux paraboles communes

Reste la question la plus intéressante : pour les cinquante-sept paraboles présentes des deux côtés, qu'est-ce qui change ? Les écarts ne sont pas dispersés au hasard. Ils se rangent en quelques mécanismes qui reviennent d'une parabole à l'autre, et qui finissent par dessiner une manière.

Le décor, et surtout l'auditoire

Chaque parabole reçoit une heure, un lieu, un temps qu'il fait — et surtout un auditoire nommé, souvent tout autre que celui des Évangiles. Le déplacement suffit à retourner le sens.

Les deux fils envoyés à la vigne sont, chez Matthieu, une arme lancée aux grands prêtres dans le Temple : la sentence tombe sur ceux qui viennent de l'approuver. Ici, la parabole est dite à des moissonneurs et à des glaneuses — c'est-à-dire aux bénéficiaires de la sentence. Le réquisitoire devient encouragement. De même le riche et Lazare : chez Luc, la parabole s'adresse à des pharisiens attachés à l'argent, et c'est une menace ; ici, à des journaliers affamés que leur maître laisse mourir, et c'est une consolation, presque une promesse de restitution.

Les personnages reçoivent un mobile

Les Évangiles ne motivent presque jamais les conduites. Ici, chaque geste a une cause, et cette cause est le plus souvent psychologique. Luc ne dit pas pourquoi le prêtre et le lévite passent outre devant l'homme laissé sur la route ; l'Œuvre le dit : le lévite écarte son habit pour ne pas se souiller de sang, et le prêtre sort du Temple, ses vêtements encore imprégnés d'encens. Le culte et la charité se croisent en sens contraires sur la même route.

Le refus de l'aîné, dans les deux fils, devient les raisons d'un homme qui a peur — du déclassement, des représailles : il ressemble moins au pécheur endurci qu'au disciple hésitant. La dureté du riche s'explique : le pauvre à sa porte était un reproche vivant. Et le juge inique, qui chez Crampon cède pour un motif tout privé — « parce que cette veuve m'importune » —, garde ici cet agacement mais en reçoit un second, public : la ville se moque de lui, puis le blâme. Son monologue nie d'ailleurs trois choses au lieu de deux — Dieu, « les menaces de la femme » et « ce qu'en pensent les habitants » —, c'est-à-dire exactement les deux pressions auxquelles il est en train de céder.

Le récit continue après la fin canonique

Luc laisse le fils prodigue sur le plaidoyer du père, sans dire si l'aîné entre. Ici la phrase est nette : il se rend aux raisons de son père. Et le soir même, Judas rentre après une faute, tandis que Marie demande expressément aux apôtres de se conduire comme l'aîné — la parabole est vérifiée dans l'heure. On voit de même le juge convoquer le riche, et l'argent est effectivement versé ; le Samaritain veille le blessé toute la nuit et ne le confie à l'aubergiste qu'à l'aube.

Le plus beau de ces prolongements est peut-être celui de l'ivraie. Chez Matthieu, on ramasse d'abord l'ivraie pour la brûler. Ici, on fauche tout ensemble, on ne trie qu'après dessèchement — et la cendre retourne au champ : l'Ennemi finit par fumer la terre qu'il voulait ruiner.

La pointe est déplacée, parfois retournée

Jésus explique aux apôtres les quatre terrains du semeur
L'explication du semeur. Chez les synoptiques, les quatre terrains sont un donné ; dans l'Œuvre, chacun est le résultat d'une négligence.Illustration originale de ce site, série des paraboles.

C'est la catégorie d'écart la plus lourde de conséquences, parce qu'elle ne touche plus au décor mais au sens.

Chez Matthieu, le serviteur puni des talents est celui qui n'en avait reçu qu'un : la parabole avertit les médiocres. Ici, l'unique talent est d'or et vaut plus que les cinq d'argent — le serviteur puni n'est plus le moins doté, c'est le préféré. La parabole cesse de viser les petits pour viser les mieux placés, ce qui, sous le portique du Temple, ne manque pas d'adresse.

Chez les synoptiques, les quatre terrains du semeur sont un donné : le grain tombe où il tombe. Ici, chaque défaut est un acte — un champ hérité et laissé à l'abandon, un autre acheté sans qu'on ait sondé le sous-sol, un troisième qu'on a coupé de sentiers pour marcher moins. Le mauvais terrain cesse d'être un destin pour devenir un passif accumulé : on passe de la fatalité à la responsabilité.

Le renversement le plus net est celui de la pièce d'étoffe. Les synoptiques en tirent qu'on ne coud pas du neuf sur du vieux — la nouveauté de l'Évangile contre les vieilles observances. Ici, la même image sert le propos rigoureusement inverse : le vêtement abîmé n'est pas à jeter, il est à réparer. Dans un cas la pièce est une erreur, dans l'autre elle est le salut.

Plus discrètement, le grain de sénevé cesse de figurer le Royaume qui abritera les nations pour devenir la charité dans le cœur d'un homme, et l'on passe d'une prophétie sur l'expansion de l'Église à la vie morale d'un pêcheur de Magdala. La semence qui pousse d'elle-même, chez Marc, dit que le Royaume croît par une force qui n'est pas la nôtre ; ici, la même image sert à interdire quelque chose — l'intervention brusque sur une âme —, et le « il ne sait comment » devient une consigne de non-ingérence adressée à des apôtres pressés de convertir une pécheresse célèbre. Le filet, dont le tri est eschatologique chez Matthieu, décrit d'abord le travail apostolique en cours, avec ses ratés ; le Jugement n'arrive qu'en second, comme vérification.

Enfin, chez Luc, la brebis perdue se perd passivement. Ici elle choisit : elle voit passer un séducteur, bondit, refuse de revenir, se moque du berger. L'histoire d'un égarement devient une histoire de trahison — ce qui rend le pardon final beaucoup plus coûteux.

Une difficulté du texte canonique est levée

Plusieurs paraboles semblent écrites en réponse aux objections que le lecteur adresse traditionnellement à l'Évangile. La plus connue est celle de l'habit de noces : comment reprocher son vêtement à un homme ramassé de force au carrefour ? L'Œuvre désamorce la question d'un détail — les serviteurs, en amenant les invités, « leur fournirent le nécessaire pour qu'ils puissent entrer dignement ». L'homme est donc bien sans excuse, et le texte le dit : « il ne sut que répondre car, effectivement, il n'avait pas d'excuses ».

Chez Luc, on ne sait rien du pharisien et du publicain : tout se joue dans deux prières, et il faut croire sur parole que l'une vaut mieux que l'autre. Ici, plus de la moitié du récit se déroule avant le Temple, et le pharisien qui se dit non rapace vient d'expulser un père de famille. La parabole cesse de porter sur la seule disposition intérieure pour devenir une démonstration par les faits. Quant aux dix vierges, Matthieu ne met en scène que l'époux ; ici l'épouse existe, et l'allégorie s'en trouve redistribuée : les jeunes filles ne sont plus les âmes qui attendent le Christ, mais des fidèles qui escortent une sainteté déjà accomplie en une autre.

Le détail d'artisan

C'est l'un des traits les plus reconnaissables de l'Œuvre : les gestes sont décomposés avec une précision de métier. Le bon Samaritain ranime d'abord le blessé avec du vin fort, déchire son propre manteau pour en faire des bandes, nettoie les plaies au vinaigre, les oint d'huile, puis conduit la bête à pied en soutenant l'homme et en lui parlant. Le vinaigre, le manteau déchiré et la veille nocturne sont propres à cette version.

Ailleurs, ce sont les voisines de la drachme perdue, qui chez Luc n'existent que pour partager la joie finale, et qui ici participent au premier ramassage, se découragent, rentrent chez elles, et doivent être rappelées à grands cris. Ou le fils prodigue, qui n'arrive même pas à manger les glands des porcs, trop amers ; dont l'employeur est l'ancien profiteur qui l'avait ruiné ; et qui se faisait passer là-bas pour fils de roi, ayant honte d'avouer qu'il était un campagnard.

IV. Saint Jean, la seule exception

Tout ce qui précède vaut pour les synoptiques. Les allégories de Jean, elles, sont reprises presque mot pour mot — « Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron », le grain de froment qui meurt, les douze heures du jour. C'est le seul ensemble où l'Œuvre ne réécrit pratiquement rien, ce qui, pour un texte dont la manière est précisément de développer, mérite d'être remarqué.

Une exception dans l'exception : le Bon Pasteur y est dédoublé. Le discours johannique proprement dit se trouve à sa place canonique, à la suite de la guérison de l'aveugle-né, où Jésus se dit « en même temps la Porte et le Berger ». Mais l'Œuvre porte aussi, ailleurs, une parabole du Bon Berger qui est un récit tout autre : un roi-berger, un troupeau qui se disperse et s'entretue, et un seul agnelet fidèle que le berger, arrivé à la porte de son royaume, ne fait pas entrer mais prend sur sa poitrine. Deux textes, une même figure, et rien de commun entre eux.

Ce que ces manques révèlent

On aurait pu attendre d'une œuvre de cette ampleur qu'elle complète les Évangiles, ou qu'elle les répète. Elle ne fait ni l'un ni l'autre. Elle suppose l'Évangile connu — au point de sauter la parabole des deux débiteurs en disant qu'on la connaît déjà —, et elle occupe le reste : les mobiles qu'on ignorait, les scènes d'après la dernière ligne, les auditoires que Luc n'avait pas nommés. Les trois manques sont, à leur manière, la meilleure preuve de cette économie : ce n'est pas là que le texte est faible, c'est là qu'il estime n'avoir rien à ajouter.

La concordance, parabole par parabole

Voici les soixante entrées de la liste canonique, avec le chapitre de l'Œuvre où chacune se trouve. Les numéros de chapitre en couleur mènent à la fiche de la parabole.

Un chapitre sans lien ne signale jamais une absence : le passage est bien là, à ce chapitre, mais il n'a pas reçu de fiche à lui. Deux cas de figure, et ils sont différents. Le plus fréquent est celui de la forme trop brève : la paille et la poutre, les perles aux pourceaux, l'arbre et ses fruits, l'aveugle qui guide un aveugle, le voleur dans la nuit, les douze heures du jour, le grain de blé qui meurt tiennent chacun en une phrase ou deux, glissées dans un discours plus vaste, sans récit ni personnages agissants. Une fiche demande un récit que Jésus annonce, développe et conclut ; ces images-là n'en sont pas, et le chapitre où elles se trouvent est d'ailleurs presque toujours indexé pour une autre parabole, celle-là développée.

Le second cas est celui de la reprise. Quand une même ligne porte deux chapitres et qu'un seul est cliquable, le second est une redite : Jésus revient sur ce qu'il a déjà dit, en une phrase. Ainsi du père qui donne le pain, développé au chapitre 172 et rappelé au 203 — où le texte le dit lui-même, « je l'ai déjà dit et je le répète » ; ou du médecin et des malades, dont la forme pleine est la parabole du lépreux au chapitre 245, et qui revient au 224 en une ligne.

Le partage entre les deux n'a rien d'automatique, et il a été révisé : sept lignes de ce tableau ont d'abord été rangées parmi les formes brèves, à tort — les passages étaient pleinement développés, et ils ont depuis reçu leur fiche. Ce sont l'ami importun, le serviteur vigilant, la tour à bâtir, l'esclave et le fils, le serviteur fidèle, les brebis et les boucs, la vigne et les sarments.

Matthieu, Marc et les passages communs aux synoptiques
ParaboleRéférenceDans l'Œuvre
Le sel de la terreMt 5, 13 ; Lc 14, 3498 · 169
La lampe sous le boisseauMt 5, 15 ; Mc 4, 21 ; Lc 11, 33169
La paille et la poutreMt 7, 3-5 ; Lc 6, 41-42174
Les perles aux pourceauxMt 7, 6174 · 376
Le père qui donne le painMt 7, 9-11 ; Lc 11, 11-13172 · 203
La porte étroiteMt 7, 13-14 ; Lc 13, 24-30363 · 385
L'arbre et ses fruitsMt 7, 16-20 ; Lc 6, 43-45171 · 269 · 525
Les deux maisons, sur le roc et le sableMt 7, 24-27 ; Lc 6, 47-49174
Le médecin et les bien portantsMt 9, 12 ; Mc 2, 17245 · 224
La pièce d'étoffe et les outres neuvesMt 9, 16-17 ; Lc 5, 36-39159 · 567
Les enfants sur la place publiqueMt 11, 16-19 ; Lc 7, 31-35266
L'homme fort ligotéMt 12, 29 ; Mc 3, 27269
L'esprit impur qui revientMt 12, 43-45 ; Lc 11, 24-26269
Le semeurMt 13, 3-9 ; Mc 4, 1-9 ; Lc 8, 4-8179
L'explication du semeur, et pourquoi les parabolesMt 13, 10-23180
Le bon grain et l'ivraieMt 13, 24-30. 36-43181
Le grain de sénevéMt 13, 31-32 ; Mc 4, 30-32184
Le levain dans la farineMt 13, 33 ; Lc 13, 20-21327 · 79
Le trésor caché dans le champMt 13, 44237
La perle de grand prixMt 13, 45-46239
Le filet jeté en merMt 13, 47-50239
Le scribe, trésor ancien et neufMt 13, 52239
L'aveugle qui guide un aveugleMt 15, 14 ; Lc 6, 39301
La brebis perdueMt 18, 12-14 ; Lc 15, 4-7233
Le serviteur impitoyableMt 18, 23-35278
Les ouvriers de la onzième heureMt 20, 1-16329
Les deux fils envoyés à la vigneMt 21, 28-32407
Les vignerons homicidesMt 21, 33-46 ; Mc 12, 1-12 ; Lc 20, 9-19592
Les noces du fils du roi, et l'habit de nocesMt 22, 1-14206
Le figuier qui bourgeonneMt 24, 32-35 ; Mc 13, 28-31 ; Lc 21, 29-33596
Le voleur dans la nuitMt 24, 43-44 ; Lc 12, 39-40276 · 596
Le serviteur fidèle et le mauvais serviteurMt 24, 45-51 ; Lc 12, 42-46596
Les dix viergesMt 25, 1-13206
Les talentsMt 25, 14-30281
Les brebis et les boucsMt 25, 31-46596
La semence qui pousse d'elle-mêmeMc 4, 26-29184
Le portier vigilantMc 13, 33-37réduit à la seule exhortation, ch. 596
Les paraboles propres à Luc
ParaboleRéférenceDans l'Œuvre
Les deux débiteursLc 7, 41-43non transcrite — la scène est au ch. 236
Le bon SamaritainLc 10, 25-37281
L'ami importun à minuitLc 11, 5-8203
Le riche insenséLc 12, 16-21276
Le serviteur vigilant, et le maître qui sertLc 12, 35-38276
Le figuier stérileLc 13, 6-9338
Les premières places au banquetLc 14, 7-11335
Le grand festin et les invités qui se dérobentLc 14, 16-24non racontée — cadre et morale seuls, ch. 335
La tour à bâtir et le roi qui part en guerreLc 14, 28-33281
La drachme perdueLc 15, 8-10241
Le fils prodigueLc 15, 11-32205
L'intendant infidèle mais aviséLc 16, 1-8381
Le riche et le pauvre LazareLc 16, 19-31191
Le serviteur inutileLc 17, 7-10422
La veuve et le juge iniqueLc 18, 1-8505
Le pharisien et le publicainLc 18, 9-14523
Les minesLc 19, 11-27absente — reprise dans les Cahiers de 1944
Les allégories de Jean
ParaboleRéférenceDans l'Œuvre
L'esclave et le fils dans la maisonJn 8, 35507
Le bon Pasteur et la porte des brebisJn 10, 1-18518 · 352
Les douze heures du jourJn 11, 9-10547
Le grain de blé qui meurtJn 12, 24598
La vigne et les sarmentsJn 15, 1-8600
La femme qui enfanteJn 16, 21600

Le lecteur trouvera par ailleurs l'index des cent quinze paraboles, où celles qui ont un parallèle évangélique portent leur référence, avec le passage canonique donné en entier au bas de chaque fiche.

Cette étude a été établie en cherchant, une par une, les soixante paraboles et similitudes des quatre Évangiles dans les six cent cinquante-deux chapitres de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, puis en lisant chaque passage trouvé dans son contexte. La liste canonique retenue inclut les similitudes brèves (le sel, la lampe, la paille et la poutre, l'arbre et ses fruits) et les six allégories johanniques ; les décomptes usuels vont de trente à soixante selon qu'on retient ou non ces formes courtes, mais le bilan ne change pas si l'on s'en tient aux seules paraboles-récits — les deux absences en font partie. Les passages évangéliques cités le sont dans la traduction de l'abbé Augustin Crampon (1923), dans le domaine public.

Textes cités : Maria Valtorta, L'Évangile tel qu'il m'a été révélé et Les Cahiers de 1944 — © Centro Editoriale Valtortiano. Le texte intégral est disponible aux éditions du CEV.

Crédits iconographiques. Les trois illustrations sont originales et propres à ce site : elles appartiennent à la série des paraboles, dessinée en ligne claire.

Les paraboles des Évangiles sont-elles toutes chez Maria Valtorta ? — Maria Valtorta