Parabole de la foi comparée à la semence de palmier
L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, chapitre 390
Le récit
Jésus avait annoncé « la parabole que je vous propose », puis avait laissé le vieillard parler. Le récit d'Abraham était la parabole. Il ne s'en explique qu'après :
« Maintenant, écoutez. Qu'est-ce que la foi ? Elle est parfois pareille à une dure semence de palmier, minuscule, formée d'une brève phrase : “ Dieu existe ”, nourrie par une seule affirmation : “ Je l'ai vu. ” »
EMV 390.7
Ainsi de la foi d'Abraham d'Engaddi, née des paroles de trois inconnus une nuit, il y a plus de trente ans. Ainsi de la foi de tout le peuple, transmise de génération en génération depuis Adam — « Il était certes pécheur, mais on a cru à sa parole : “ Dieu existe, et nous existons parce qu'il nous a créés. Et moi, je l'ai connu. ” »
Ce sont des semences « toujours minuscules en comparaison de l'Infini ». Mais elles font ce que font les semences :
« En mettant des racines, en fendant la dure écorce de l'animalité avec ses doutes et ses tendances, en triomphant des passions, ces herbes nuisibles, des péchés, de la moisissure des corruptions, des vices comme autant de vers rongeurs, de tout, elle s'élève dans les cœurs, grandit, s'élance vers le soleil, vers le ciel. »
EMV 390.7
La morale
● Énoncée par Jésus lui-même, sous forme d'impératif tiré des arbres du lieu.
« Imitez dans la foi les palmiers de votre terre : ils sont nés d'une petite semence, mais avec une si forte volonté de croître, et de pousser si droit, oublieux du sol, mais épris du soleil, des astres, du ciel. »
EMV 390.7
Avant cela, Jésus a tiré du cas d'Abraham une conséquence considérable pour ceux qui écoutent : la foi antérieure à sa venue vaut la foi de ceux qui le voient. « L'homme qui croyait avant que je ne vienne sur la terre est-il mort ? Peu importe. Sa conviction le rend égal à ceux qui s'approchent aujourd'hui de moi avec amour et foi. » Et il annonce ce qu'il fera : « J'irai leur dire : “ Venez ! ” et tous ceux qui sont morts dans la foi monteront avec moi dans le Royaume. »
Pistes de lecture
○ Interprétation — ces rapprochements ne figurent pas dans le texte.
Une parabole dont le matériau est un homme qui parle. Jésus annonce une parabole, puis se tait et laisse un vieillard raconter sa vie pendant de longues minutes — les sources, la caravane, les trois Sages traqués par Hérode, l'enfant tenu sur son cœur, la femme à qui il raconta tout dans la chambre nuptiale, le massacre appris plus tard, les années d'ignorance. Ce n'est qu'ensuite qu'il révèle ce qu'il vient de faire écouter. Le procédé est le même qu'au chapitre 256, avec le vieil aveugle.
Un homme qui a cru sur parole, sans rien voir. Abraham n'a pas vu l'Enfant, ni l'étoile : il a vu trois étrangers effrayés qui lui ont dit l'avoir adoré. Sa foi ne repose que sur leur témoignage — « nourrie par une seule affirmation : Je l'ai vu », prononcée par d'autres. C'est exactement la situation de tous ceux qui viendront après, et Jésus le dit sans le souligner.
La semence de palmier est choisie pour sa dureté. Un noyau de datte est presque minéral, et met un temps considérable à germer. La comparaison ne promet donc ni rapidité ni facilité : elle promet une croissance verticale et obstinée, dans un sol où rien d'autre ne pousse. Elle est prononcée dans une oasis, entourée de la preuve.
« Oublieux du sol, mais épris du soleil. » Le palmier n'est pas loué pour ses fruits mais pour sa direction. C'est la seule chose que Jésus demande d'imiter — pas la fécondité, la rectitude du mouvement.
Ce qui arrive une minute après. Jésus congédie la foule. Une petite vieille sort d'une ruelle où elle se cachait, traverse la foule, s'agenouille et s'écrie : « Béni soit le sein qui t'a engendré ! » C'est Colombe — l'épouse aveugle et sans raison. Son mari crie : « Colombe ! Tu vois ! Tu entends ! Tu parles avec sagesse ! » L'homme qui avait cru trente ans sur la seule parole de trois inconnus voit sa foi récompensée dans la seconde qui suit la parabole. Jésus avait dit : « Et ta foi sera récompensée. »
Résonances bibliques
- Matthieu 13, 31-32 — le grain de sénevé, « la plus petite de toutes les semences », qui devient un arbre où les oiseaux font leur nid.
- Psaume 92, 13-15 — « Le juste croîtra comme le palmier… planté dans la maison du Seigneur, il fleurira encore dans la vieillesse. »
- Jean 20, 29 — « Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu. »
- Hébreux 11, 13. 39-40 — les patriarches morts dans la foi « sans avoir obtenu ce qui leur était promis », et qui n'arrivent à la perfection qu'avec nous.
- 1 Pierre 3, 19 — le Christ allant prêcher aux esprits en prison : ce que Jésus annonce ici sous la forme « j'irai leur dire : Venez ! ».
- Matthieu 2, 1-12 — les Mages, dont Abraham d'Engaddi rapporte ici la fuite.
- Luc 11, 27 — « Heureux le sein qui t'a porté ! », que Colombe crie ici presque dans les mêmes termes.
Passages cités : Maria Valtorta, L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, chapitre 390 — © Centro Editoriale Valtortiano. Le texte intégral est disponible aux éditions du CEV.